Nous évoluons dans un domaine où les actions paraissent les plus anodines. Et pourtant, ne vous y trompez pas, un coup d’accélérateur inopportun ou une simple décélération impromptue peut se traduire par un déséquilibre inéluctable du véhicule, difficilement contrôlable. Maintenant que vous maitrisez parfaitement le freinage, attaquons-nous à l’accélérateur.
Sensibilité, dosage
Accélérer signifie que l’on appuie sur la pédale d’accélérateur, qu’on enfonce. Mais c’est dans la manière de l’enfoncer que va se faire la différence. Ce peut-être à fond et brutalement, mais ce peut être légèrement et progressivement. Une mauvaise utilisation, un mauvais dosage se traduira par un patinage ou un déséquilibre par transfert des masses du véhicule. S’il peut arriver que nous souhaitions provoquer de telles réactions, elles entraînent, la plupart du temps, un comportement indésirable.
Le Patinage
Il important de noter qu’une roue qui patine est une roue en perte d’ahérence. Le patinage est la résultante d’un excès d’accélération par rapport à une adhérence donnée. Pour éviter d’entrer dans cette phase, il convient de coordonner la valeur d’accélération à l’adhérence disponible. Le patinage intervient d’autant plus facilement que, d’une part, la puissance dont vous disposez est importante et, d’autre part, que l’adhérence est faible.
Aussi plus la voiture est puissante et plus l’adhérence est faible, plus le pied droit se doit d’être sensible.
Le transfert de masses
S’il vous arrivait de créer involontairement un patinage, évitez de relever brutalement le pied. Soulagez, relâchez progressivement la pression. Trop de brutalité sur la décélération entraînerait un vif déséquilibre dans l’assiete de la voiture. Ce déséquilibre sera d’autant plus important que le régime moteur sera important ou que la vitesse sera élevée.
S’il arrivait que, dans une courbe, vous soyez contraint de décélérer, relevez progressivement le pied. Et ce, même si la situation se révèle urgente. L’erreur de dosage à la décélération entraînerait un transfert des masses sur l’avant du véhicule, délestant dangeureusement les roues arrière.
Cela est est vrai quel que soit le véhicule que vous avez entre les mains? Que peut-il se produire lors d’un excès d’accélération ?
Sur une traction : le patinage se produira sur les avant; celles-ci perdant de l’adhérence, elles vont décrocher, la voiture partira tout droit, ce sera le sous-virage.
Sur une propulsion : ce sera l’inverse, les roues arrière patinent, l’arrière va décrocher, ce sera le survirage.
Sur une 4 routes motrices : le patinage des roues n’interviendra que très peu du fait que la puissance globale se répartit sur les 4 roues motrices. C’est bien là le principal intérêt de ce type de voitures qui gomme, la plupart du temps, les excès d’optimisme sur l’accélérateur.


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Superbe article Hervé,
Excellent résumé pour tout type de voitures…,on pourrait compléter cet articles concernant le transfert des masses en donnant aussi quelques conseils aux personnes pour donner plus d’appuis a l entrée de virage,sure le train directionnel pour avoir une meilleure adhérence et un meilleur direction de la voiture….ce qui est aussi bien lié a l accélération qu’au freinage cité a l article précédent…Ou bien créer un article rien que sur des conseils de conduite pour monsieur tout le monde…
P.S. : concernant le rapport des masses,on peut se rendre compte sur la jante avant extérieure les contrainte d’un pneu due a la force centrifuge en virage…
Sportivement
Pierre
Merci Pierre pour le complément d’informations sur l’entrée en virage.
Merci pour l’article ! Ca donne envie de faire du circuit tout ça… il faudrait que je me jette à l’eau à l’occasion ^^
Courage Matthieu, ça viendra un jour peut-être, je te le souhaite mais effectivement, il faut prendre son courage à 2 mains mais une fois sur la piste … une fois l’appréhension passée … la technique légèrement assimilée … quel bonheur !