Présentée au Rond-Point depuis jeudi, la nouvelle pièce de Fabrice Roger-Lacan, « Quelqu’un Comme Vous« , est mise en scène par Isabelle Nanty.
Une plage, deux hommes. Le vide autour d’eux, trois kilomètres de sable nu, le soleil au-dessus. Mais le plus jeune s’allonge près du plus vieux. Promiscuité dans le désert. Pourquoi ? Les voilà qui s’interrogent. L’un, patron, ours satisfait, niveau social élevé, cherche le repos. L’autre, homme de main, renard futé, trimballe un secret dans sa sacoche. Règlement de comptes, tête mise à prix, assassinat en règle, tout semble possible. Le doute plane et les questions tombent. « Vous ne trouvez pas ça réconfortant, vous, que l’homme ne soit pas seulement une menace pour l’homme ? »
Remarquablement bien dirigé, ce duo inédit fonctionne parfaitement. Weber, comme toujours sur un plateau, est à l’aise, large, généreux, drôle, subtile. Pour être à sa hauteur, Bénabar a beaucoup bossé. Précis dans son jeu, dans sa diction, il ne se fait pas écraser. Vif, piquant, il se révèle un excellent partenaire.
Souhaitant focaliser l’attention du spectateur sur l’échange intellectuel des deux hommes plus que sur l’intrigue ou la situation qui, disons-le, ne sont pas des plus réussies, Isabelle Nanty nous surprend en faisant fi de tout réalisme, cassant les codes et conventions de la représentation théâtrale. Par exemple, tout en poursuivant leur dialogue, les comédiens quittent l’aire de jeu pour se réhydrater et font une pause, à la manière des joueurs de tennis entre deux sets, ou encore s’assoient à l’avant du plateau… C’est malin, intelligent, bien vu, et ça fonctionne.
Après le spectacle, nous avons eu le privilège et l’honneur de diner avec Jacques Weber, nous avons alors découvert une personne charmante qui nous a fait passer une belle soirée …
Merci Audi pour ce moment !
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Salut Herve,
Tu ferais un bon chroniqueur!!!
en tout cas ça donne envie.
@+
Will
merci William
Oui c’était plus calme que sur circuit mais ça fait du bien aussi